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Avalanche de nouveaux jeux pour Riot

Mis à jour : févr 11



Riot a enfin concrétisé le “S” final de Riot Games. Cette semaine, la firme américaine, a livré à sa communauté fébrile plus d’annonces qu’elle n’aurait osé en espérer. À l’occasion des 10 ans de League of Legends, le studio au poing serré a annoncé (entre autres) pas moins de 7 jeux, une série et un documentaire, sans parler d’un futur champion sur LoL et d’un skin caritatif pour le personnage de Karma. Ce faisant Riot Games officialise par là des projets tenus secrets pendants des années, se paye le luxe d’aller jouer sur le terrain de Blizzard et se lance sur des jeux qui auront presque tous, à n’en pas douter, une vocation compétitive.



Voyons quelles sont ces nouveautés free-to-play. Le premier est “Wild Rift”, l’adaptation sur mobile et consoles (enfin) de League of Legends. Adaptation et pas portage, car la chose a été créée ex-nihilo, avec un gameplay en 5v5 adapté à ces plate-formes. Le contenu du jeu a été pensé pour que les parties puissent durer 15 à 18 minutes. Nouveau jeu, avec dans un premier temps un nombre de héros plus limité que sur son grand frère, et une progression différente : tout le monde (re)commencera donc de zéro. Le titre devrait arriver courant 2020.



Mobile toujours, Riot Games a décidé de porter Teamfight Tactics sur mobile pour le premier trimestre de l’année prochaine. Le tout sera en crossplatform et permettra aux joueurs de TFT sur PC d’affronter ceux jouant sur leur smartphone. En outre des cycles saisonniers verront le jour sur le jeu, avec l’arrivée de nouveaux champions et d’autres qui deviendront indisponibles, histoire de faire bouger la meta.


Autre projet attendu depuis un moment et dont on parle depuis des années : Legends of Runeterra, le jeu de carte stratégique basé sur l’univers de LoL. Les champions et personnages de Runeterra en seront les cartes, que l’on pourra obtenir de plusieurs manières : en jouant, ouvrant des coffres, ou bien en payant, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en points d’expérience, une carte particulière. Pas d’achat de boosters en revanche. Il sortira en 2020 sur PC et mobile.



Autre jeu, déjà teasé au dernier EVO celui-là, le Projet L, un jeu de combat made in Riot, qui verra s’affronter les champions de la faille de l’invocateur. Un mouvement qui semble intelligent de la part de Riot alors que les récents succès de Dragon Ball FighterZ et de Super Smash Bros Ultimate ont confirmé le succès des bons jeux de combats avec des personnages marquants.



Cependant, celui que personne n’avait vu venir était le Projet A, un FPS tactique, qui se jouera, lui, dans un avenir proche sur terre, et qui sortira l’année prochaine également.



L’autre titre que personne ne voyait aussi venir est League of Legends Esports Manager, un jeu de gestion qui semble prendre la suite de Fantasy League, basé sur le sport électronique, et où l’on devra créer une équipe eSport à vocation internationale sur LoL, en faisant signer des contrats, en s’impliquant sur la stratégie de la team, etc. Il permettra de suivre sa propre histoire ou d’affronter d’autres joueurs dans un mode classé. En outre, le jeu « est conçu pour étendre l'écosystème esport et s'inscrira dans le temps en partageant les bénéfices générés avec les équipes professionnelles présentes dans le jeu » avant de s’élargir éventuellement à d’autres ligues régionales. De quoi présager un modèle économique intéressant.


Enfin, le dernier jeu, le projet F est un titre dont a vu très peu, qui pourrait être un hack’n slash, ou un RPG dans l’univers de Runeterra, voire même d’un MMO puisque le wording de Riot parle de parcourir le monde avec ses amis.


Terminons sur l’annonce de la série animée « Arcane », dont la direction artistique ravira plus d’un fan des cinématiques du studio, prenant place à Pilltover, nous mettant sur la trace des origines de deux champions du jeu. Sortie prévue en 2020 également.



Très clairement, avec ces annonces Riot games va proposer des jeux ou portages qui ont presque tous un potentiel compétitif (sauf projet F dont on ne sait rien) et qui augurent du meilleur pour l’écosystème eSport. D’une part le studio renforce sa gamme mobile alors que ce support est devenu un incontournable pour les grands studios, d’autre part il élargit son offre, pour attirer à lui des joueurs qui chercheraient des titres où se retrouver. LoL reste le jeu PC le plus joué au monde, il y a des millions de joueurs qui connaissent son univers et le voir décliné sur plusieurs productions devrait permettre de capter plus facilement les gamers.


Riot va même chercher Blizzard sur ses terrains (Hearthstone et Overwatch) avant la Blizzcon alors que le studio d’Irvine a vu son image écornée récemment par une vague de licenciements, par la Blizzcon de l’année dernière ou plus récemment par les sanctions à l’encontre d’un joueur dans un contexte politique tendu en Chine. Riot a dégainé en premier, reste à savoir ce que son concurrent américain a dans sa besace puisque l’édition 2019 de la Blizzcon promet aussi de belles annonces.

Reste un tout petit et léger détail : que vaudront ces jeux, et emporteront-ils l’adhésion du public ? Si oui, quelle sera la volonté d’y porter l’eSport, et comment cela se manifestera-t-il sur chacun ? Depuis des années Riot (comme ses concurrents) tâtonne pour League of Legends, qui fonctionne actuellement avec un modèle de franchise pour ses ligues ; qu’en sera-t-il du reste ?


2020 risque d’être une année très chargée en terme de sorties. Rendez-vous début novembre pour savoir ce qui se prépare chez Blizzard, histoire de voir si les titres à vocation eSport sont aussi nombreux.


Crédits images : Riot Games

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